Je m’appelle Barbereau Solange, j’habite Mirmande depuis 42 ans, en activité je venais que pendant les vacances
et maintenant je suis définitivement là. Je suis née à St Nazaire en Loire Atlantique. Je suis la seconde d’une fratrie de 5 enfants
je suis née en 1923. Au départ on ne cherchait pas de maison a acheter, mais on avait acheté un appartement à Paris.
On pouvait faire face, néanmoins les prix n’étant pas les mêmes que maintenant, pour y faire face ça faisait un gros capital,
on ne partait pas en vacance, une amie m’a proposé de venir a Mirmande. Mon mari était assez réticent, il a dit ils se sont crus obligés,
j’ai dis non j’ai rien fait pour, mon amie m’a rappelé et me dit les clés sont chez Madame Girodon, une dame qui habitait le village,
vous les prenez et vous vous installez. C’est comme ça que l’on a connu Mirmande. Deux ans plus tard, et au cous des années
qui ont suivies, ils m’ont dit si vous vous êtes plus, vous revenez, on est revenus deux fois
et madame Lacher qui était en face de chez nous, me dit pour les vœux suivant il y a une maison
qui est à vendre et c’est celle-ci ou nous habitons. Nous l’avons acheté, voilà. Comme quoi on a connu Mirmande.
Pour la première fois où nous sommes venus Mirmande c’était une ruine, il fallait tout faire,
alors c’était pas urgent à la minute, Madame Lacher nous avait prêté une maison au village gratuitement
ce qui était bien appréciable, mon mari venait, faisait tout ce qu’il pouvait pour embellir, ça servait à rien mais ça l’occupait,
les voyages on ne pouvait pas trop en faire, c’est pareil il fallait se déplacer,
on visitait pas trop les alentours de Mirmande, on restait sur place, on était heureux.



Quand on est sortis de chez le Notaire on avait l’impression d’avoir acheté la moitié de Paris.
Mon mari était dans l’hôtellerie à paris dans un grand palace, responsable du restaurant, mais était tranquille en vacance,
les gens a force d’en voir et dans revoir, il aimait bien son calme. C’était pas un métier facile, il y a des gens contents,
des mécontents, mais ça se passait bien. C’était quelqu’un de très scrupuleux très méticuleux,
quand je suis arrivée ici, j’avais 43ans, j’avais une fille Isabelle, pour elle Mirmande c’est comme ci elle était née là,
elle était tellement petite, elle avait 4 ans, elle est allée à l’école de Mirmande, elle avait un problème de santé,
elle était partie à Mondauphin après son séjour Madame Lacher me dit c’est dommage de la priver d’avoir bonne mine,
vous allez la ramener à Paris c’est dommage, elle me l’a gardé, mais on ne peut pas laisser un enfant sans avoir d’autres petits à coté,
donc elle est allée à l’école. Elle y est restée deux mois, et quand on est revenu pour la reprendre,
elle pleurait en sortant de l’école. Mon mari l’avait filmé elle pleure. Pour elle ici c’était vraiment le bonheur.
Elle est très très attachée à Mirmande encore maintenant, elle habite à Paris mais elle revient toutes ses vacances.
Elle est professeur elle revient à toutes les vacances scolaires. On a été très bien accueillis par Madame Girodon
qui était notre voisine au tout départ, elle nous regardait avec heu pas crainte mais elle disait on ne les connaît pas,
et puis on était dans la cour et le soir, elle me dit vous avez peur que la maison vous tombe sur le dos ?
elle m’a invité chez elle prendre la tisane, et bien j’y pense tout le temps car c’était une dame qui paraissait très âgée
et pour accueillir quelqu’un chez elle… et le lendemain elle disait venez boire la tisane, ça lui tenait compagnie sûrement,
là j’avais Isabelle, et la petite avait envie de dormir, je dis je dois partir , elle me dit non non non, on va la mettre dans le fauteuil là,
et puis elle va bien dormir comme ça alors pour lui faire plaisir je vais accepter son installation
et mais c’était une dame qui se sentait seule, elle avait vue que l’on était pas envahissant.
Il y a des gens qui sont quelque part et qui sont partout . Ma fille était toute petite et elle lui a dit un jour
quand elle était sur le coin de la porte en pyjama « ben tu en as un joli pyjama » « oui c’est ma maman qui me l’a fait »
« ça se voit qu’elle n’a pas 6 enfant car elle n’aurait pas le temps de faire ça » pour revenir à Mirmande il y avait beaucoup de ruines,
il y avait quand même la boucherie de Mer Orbillac il y avait le magasin de Paulette ?
qui était une mercerie on y trouvait tout ce qu’on avait besoin. Il y avait deux épiceries, il y avait toujours du monde,
les dames se retrouvaient là pour papoter un petit peu et c’était très bien, il y avait le café chez madame
Bon (maintenant chez margot, le café chez Pierre Bert, il y avait chez Madame Jean qui n’était pas toujours ouvert
et qui faisait une petite restauration pour les gens qui passaient où ses amis. Madame bon habite maintenant Saulces,
et ma fille quand on repartait disait on va dire au revoir à madame Bon.



Elle revenait avec des bonbons et disait je ne sais pas si j’ai vraiment dit au revoir, c’était un jeu.
Il y avait aussi la poterie chez Ibarra . J’ai connu Marcelle Rivier, je l’ai rencontré parcequ’elle était amie
avec Mr et mme Lachier, un jour ils m’y ont emmené mais c’était un personnage … très différente
des autres personnes qui habitaient là, l’artiste , voilà , elle se promenait avec son panier dans la campagne,
on la rencontrait à l’occasion d’une ballade, elle était agréable, très rarement elle me montrait ses peintures,
elle peignait mais ne montrait pas ses œuvres, elle avait son atelier mais elle n’a jamais dit attendez je vais vous montrer ma dernière création,
non , elle est partie, elle est décédé dans une clinique à Valence, il n’y avait pas beaucoup de monde,
peut être qu’elle avait demandé ça, sa dernière volonté c’est possible, mais elle faisait beaucoup de choses, beaucoup.
Cette maison ici ma fille y viendra sûrement à sa retraite, elle restera sûrement là, sûr, sûr.
Elle est très attachée à Mirmande, très. On a été très bien accepté, en vacance on allait pas très loin,
Cliousclat , Saulces, en arrivant à la retraite j’ai aidé Pierre Bert a ramasser des fruits, je ne l’avait jamais fait,
mais ça me plaisait, Quand j’arrivait chez moi j’avais un mari qui avait mis le couvert, préparé le repas,
après je me suis occupée de la bibliothèque , du comité des fêtes pour l’organisation des festivités
en été parce que la vielle église qui est maintenant toute restaurée et très belle, était absolument en ruine.
Mr Tazieff qui est venu ici un peu comme nous mais il a acheté sa maison très belle,
il a dit c’est là ou je veux habiter, c’est lui de part ses fonctions au Minister, a fait beaucoup de choses,
il a eu des subventions qui ont permis de refaire l’église où l’on y donne des concerts, des expositions,
il y avait à Mirmande la vogue, maintenant les jeunes ont d’autres possibilités ça ne les intéressent plus ça n’existe plus,
ça se terminait toujours pas en bagarre mais en chipoteries c’est dommage elle durait deux jours, il y avait un accordéoniste

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